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« La priorité, c’est connecter l’Afrique », a dit Me Wade. La connexion du continent au réseau Internet et la démocratisation de l’accès aux technologies de l’information et de la communication sont vues comme un moyen de réduire la fracture numérique. Cette fracture est perçue dans un premier temps comme un retard accusé dans le développement des infrastructures de télécommunications et l’accès aux technologies. Les plus équipés se sentent obligés d’aider à combler le retard des moins équipés en ne tenant pas toujours compte des différences sociales et culturelles, mais en limitant les inégalités engendrées par les retards à de simples problèmes techniques ou infrastructurels (Ollivier, 2006). Dans un second temps, la fracture numérique est perçue sous l’angle de faible taux de connectés. Les (pays) plus branchés croient qu’une augmentation du nombre de connectés va avoir pour corolaire l’accroissement de l’éducation, la démocratie et l’intelligence collective, ce qui semble utopique (Ollivier, op.cit). Ces deux perceptions de la fracture numérique semblent occulter d’autres fractures fondamentales existantes : entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, la ville et la campagne, les technophiles et les techno-sceptiques, etc. La fracture numérique peut donc être appréhendée sous plusieurs aspects, notamment dans le contexte africain. Qu’est-ce que la fracture numérique ? Comment est-elle perçue en contexte africain ? Quelles sont les stratégies déployées pour la réduire ? Ce sont les interrogations auxquelles ce chapitre se propose de répondre. Il s’appuie sur des rapports institutionnels, documents officiels et des recueils d’informations (sites Web, maquettes de présentation, etc.). Ce chapitre s’inscrit également dans le prolongement des recherches et des observations relatives à la connectivité à Internet et à l’usage des TIC effectuées au sein de

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