Abstract
En Afrique sahélienne, le maïs a joué jusqu'à ces dernières années le rôle d'une culture de complément ou de soudure, à la différence des régions humides -- comme le golfe de Guinée --, où il est devenu une nourriture de base. Cet article analyse l'intégration de cette céréale en pays soninké (Sénégal, Mauritanie), dans l'agriculture, dans l'alimentation et dans le domaine culturel. En s'élargissant à la Sénégambie aux XVIIe et XVIIIe siècles, il envisage ensuite deux diffusions possibles de cette plante d'origine américaine, l'hypothèse portugaise et l'hypothèse nord-africaine. Sans écarter l'idée d'introductions multiples. Cette réflexion s'appuie sur des données linguistiques et historiques, ainsi que sur les observations d'agronomes et de généticiens.
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