Abstract
La cérémonie de l'Eland interroge les enjeux patrimoniaux et identitaires associés aux sites d'art rupestre dans le contexte sud-africain post-apartheid. Alors qu'une première journée voit se dérouler des pratiques rituelles par les Abatwa (descendants des San, peuple de chasseurs-cueilleurs), la seconde journée rassemble l'ensemble de la communauté locale, mêlant population zouloue et descendants san. Cette seconde journée est, dans le même temps, investie par plusieurs acteurs, lesquels mobilisent la valeur patrimoniale des sites d'art rupestre dans une logique de marquage identitaire et territorial. Au final, entre tradition et invention, privé/ publique, local/global, cet événement invite à une analyse en termes de processus d'appropriation, lesquels soulignent le caractère multivocal des dynamiques patrimoniales autour des sites d'art rupestre.
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