Abstract
Cet article analyse le rôle de la maladie dans l’écriture du romancier ghanéen Ayi Kwei Armah. A travers les différents personnages masculins et féminins malades autour desquels sont tissées les intrigues de quatre de ses romans, se perçoivent les fonctions narratives, thématiques et allégoriques des maladies telles que la folie. Il ressort de la comparaison de ces personnages et de leurs situations respectives que la maladie est la métaphore d’un malaise social engendré aussi bien par les conquêtes coloniales occidentales que par des indépendances africaines mal négociées. Si l’approche thérapeutique à la plupart des maux répertoriés semble être réductrice, le diagnostic de la situation sociopolitique posé à travers l’écriture est d’une importance capitale.
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